Um minuto, uma palavra, um dia (Brésil)


02/03/2006


Le Brésil                     

Présentation générale

 

 

 
Le nom de «Brasil» (Brésil en français) donné au pays dériverait du nom d’un arbre local, le pernambouc ou pau-brasil (le Caesalpinia echinata), dont la sève fut utilisée pour la teinture (rouge) des vêtements; son aire de répartition correspond essentiellement à la Mata Atlantica, la forêt atlantique du Brésil.

Capitale :  Brasilia
Population :  174,4 millions (2001)

Langue officielle :  portugais 
Groupe majoritaire :  portugais (95 %)
Groupes minoritaires :  environ 170 langues autochtones

Superficie : 8 511 965 km2
Composition de la population (en millions, 1998) : Blancs (85,4), Métis (Blancs et Indiens) et Mulâtres (Blancs et Noirs) 62,5 millions, Noirs (9), Asiatiques (0,84), Indiens (0,36), divers (0,016).
Population urbaine (1999) : 80,7 %.
Les agglomérations les plus peuplées sont : São Paulo, Rio de Janeiro, Salvador, Belo Horizonte, Fortaleza, Brasilia.
Croissance démographique annuelle (1999-2015) : 1,1 %.

Statut : République fédérale avec 26 Etats et 1 district fédéral.

Parlement bicaméral: une Chambre des députés, composée de 506 membres élus pour 4 ans et un Sénat fédéral, 81 membres élus pour 8 ans. Le président de la République est élu au suffrage universel à 2 tours pour 4 ans, son mandat est renouvelable.Les gouverneurs, conseillers municipaux et maires sont élus pour 4 ans.

Principaux partis : Parti du front libéral (PFL), Parti social-démocrate brésilien (PSD), Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), Parti progressiste brésilien (PPB), Parti des travailleurs (PT), Parti travailliste brésilien (PTB), Parti démocrate travailliste (PDT), Parti socialiste brésilien (PSB), Parti libéral (PL), Parti communiste brésilien (PCB).

Religions (en millions) : Catholiques (119 en 1998), protestants (13,1) dont pentecôtistes et évangélistes, spirites, Témoins de Jéhovah, bouddhistes, mormons, juifs. Eglise universelle du règne de Dieu, Eglises orientales. Environ une centaine de sectes, soit 10 % de la population. On trouve aussi des cultes afro-brésiliens traditionnels (Camdomblé, umbanda, macumba).

Monnaie : Real

Ressources principales : Agriculture : arachides, bananes, bois, bovins, cacao, café, canne à sucre, céréales, coton, oranges, palme, ovins, pommes de terre, riz, tabac, sorgho, thé, vin, maïs. Industrie minière : argent, bauxite, charbon, diamants, fer, or, phosphates, pétrole, uranium, potassium.Industrie : acier, automobiles, ciment, électricité, papier, tourisme.

Rang mondial (en 1997) : premier rang (café, canne à sucre, oranges, sisal, zinc), deuxième rang (bovins, soja, manioc, chevaux), troisième rang (maïs, mulets, porcins), quatrième rang (bois, cacao, tabac, bauxite, étain), sixième rang (ânes, phosphates).
Croissance (2001) : 1,5 %.
PNB (2001) : 528,9 mds de dollars PNB/hab.(2001): 3 070 dollars
Budget éducation : 4,6 % du PNB
Service de la dette : 75,4 % des exportations

Mortalité infantile : 31 pour mille naissances
Espérance de vie : 68,3 ans
IDH : 73e rang mondial sur 173 pays

Budget de la défense (2001) : 8 800 millions de dollars
Armée : 287 600 actifs et 1 300 000 réservistes.

Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 21h19
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Categoria: Brésil
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Le Brésil                          

Proportions

 

Le Brésil est le plus grand État d’Amérique du Sud (avec 8,5 millions de km2: 16 fois la France; Canada: 9,9 millions) et se place au cinquième rang mondial derrière la Russie, la Chine, le Canada et les États-Unis. Le pays couvre près de la moitié de la superficie du continent sud-américain et est bordé à l’est et au nord par l’océan Atlantique.

Ces frontières : limité au nord par le Venezuela, la Guyana, le Surinam et la Guyane française , à l’ouest, ce sont l’Argentine, le Paraguay, la Bolivie et le Pérou, au nord-ouest, la Colombie et au sud, l’Uruguay. Sur le continent, seuls le Chili et l’Équateur n’ont pas de frontière commune avec le Brésil.

En 2001, on évaluait la population du Brésil à 174,4 millions d’habitants, ce qui en fait le 5e pays le plus peuplé dans le monde, après la Chine, l'Inde, les États-Unis et l'Indonésie, juste avant la Russie. La population est concentrée dans les régions qui bordent la côte Atlantique et elle est fortement urbanisée.

Le Brésil — la République fédérative du Brésil — regroupe 26 États fédérés et un district fédéral (Brasilia).

Les États se répartissent en cinq régions administratives :

·        le Nord (Acre, Amapá, Amazonas, Pará, Rondônia, Roraima, Tocantins),

·        le Nord-est ou Nordeste (Alagoas, Bahia, Ceará, Maranhão, Paraíba, Pernambouc, Piauí, Rio Grande do Norte, Sergipe),

·        le Sud-Est ou Sudeste (Espírito Santo, Minas Gerais, Rio de Janeiro, São Paulo),

·        le Sud (Paraná, Rio Grande do Sul, Santa Catarina) et

·        le Centre-Ouest auquel est rattaché le district fédéral de Brasilia (Goiás, Mato Grosso, Mato Grosso do Sul).

Chaque État fédéré possède son propre gouvernement et son propre parlement, dont les pouvoirs apparaissent assez mal définis par rapport à ceux du gouvernement fédéral. Les conflits de juridiction sont fréquents.

Le Brésil compte aujourd’hui 16 mégalopoles de plus d’un million d’habitants et 166 villes de plus de 100 000 habitants.

Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 21h12
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Le Brésil                          

Géographie

 

 

Le relief du pays est dominé par le plateau brésilien, vaste zone de hauts plateaux, et par le bassin du fleuve Amazone. Les hauts plateaux érodés occupent la majeure partie de la moitié méridionale du Brésil. D'une altitude moyenne de 305 à 915 m, ils sont entrecoupés de chaînes montagneuses et de nombreuses vallées.


Parmi les grandes chaînes du plateau brésilien figurent notamment la Serra da Mantiqueira, la Serra do Mar ou encore la Serra Geral. Leur altitude moyenne est inférieure à 1 200 m, mais plusieurs sommets culminent à des altitudes plus élevées. C'est le cas du mont Bandeira, dans la Serra da Mantiqueira qui atteint 2 890 m ou encore le Pedra Açu à 2 232 m dans la Serra do Mar. La végétation de ces hauts plateaux est essentiellement formée de savane appelée campos.


Au nord, le bassin de l'Amazone occupe plus du tiers du pays. Dans cette zone basse le fleuve irrigue une immense plaine marécageuse recouverte de forêts vierges appelées selvas.

 

Au nord de l'Amazonie se trouve une autre région montagneuse qui fait partie du massif des Guyanes. De faible altitude, cette région comprend la Serra Tumucumaque qui culmine à environ 900 m d'altitude, la Serra Acaraí avec une altitude maximale d'environ 460 m et la Serra Parima qui s'élève à près de 1 500 m. C'est dans cette région, à la frontière vénézuélienne, que se trouve le Pic da Neblina, point culminant du Brésil avec 3 014 m.
Plus des deux tiers du Brésil sont drainés par les fleuves Amazone et Tocantins. Le Río de La Plata et ses affluents irriguent également un cinquième du pays et le reste par le fleuve São Francisco et de plus modestes cours d'eau. L'ensemble formé par l'Amazone et ses immenses ramifications (le Negro, le Japurá, le Putumayo, au nord, le Javari, le Purus, le Juruá, le Madeira, le Tapajós, au sud) ainsi que par le Tocantins constitue un système de navigation fluviale comparable seulement à celui formé par le Mississippi aux États-Unis. De sa source à Iquitos, au Pérou, à son embouchure sur la côte nord-est du Brésil, l'Amazone est long de 6 280 km. Il est navigable sur 3 700 km par des cargos de haute mer. En raison de son immensité, le Brésil possède des climats très divers, depuis le climat tropical au climat subtempéré.

 

Bien que les terres cultivées ne représentent que 62 millions d'hectares, soit moins de 7,5% de la superficie totale du pays, le Brésil est une grande puissance agricole. Grâce à la forêt amazonienne qui couvre près de 5,7 millions de km2, il dispose d'immenses ressources en bois. Il possède également de nombreuses richesses minérales parmi lesquelles le quartz, le diamant, le chrome, le charbon, le manganèse, le pétrole, le titane, l'or, la bauxite, le zinc, le mercure, le minerai de fer, le mica, l'étain ou le phosphate.

Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 21h11
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Le Brésil  

Société

 

Près de 75% de la population brésilienne est urbaine.

 

Les Blancs d'origine européenne représentent environ 55% de la population. Les principaux autres groupes ethniques sont les mulâtres d'origine européenne et noire (22%), les métis d'origine européenne et amérindienne (12%) et les Noirs (11%). Les Amérindiens ne constituent plus que 0,1 % de la population.

 

Autrefois située à Rio de Janeiro, la capitale du pays a été transférée en 1960 dans la ville nouvelle de Brasília, construite pour rééquilibrer le pays au profit de l'intérieur.

 

Gouvernement et vie politique.

 

Le Brésil est une République fédérale constitutionnelle. Elle regroupe 26 États fédérés et un district fédéral. L'actuelle Constitution fut promulguée en octobre 1988, en remplacement de celle de 1969. Chaque État fédéré possède son propre gouvernement aux pouvoirs cependant mal définis par rapport à ceux du gouvernement fédéral.

 

Le Congrès national du Brésil est composé de deux Chambres. D'une part, le Sénat avec 81 sénateurs élus pour huit ans, d'autre part la Chambre des députés avec 503 députés élus pour quatre ans. Les députés sont élus par chaque État fédéré en proportion de leur population.

 

La libéralisation du climat politique dans les années 1980 a permis l'apparition de près de 40 partis politiques. Parmi eux, on peut citer le Parti du front libéral (PFL), le Parti progressiste (PP), le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), le Parti des travailleurs (PT) de Luis Ignacio (Lula) da Silva, l’actuel président de la République, ou encore le Parti populaire socialiste (PPS, nom du parti communiste brésilien depuis 1992).

Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 21h10
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Le Brésil  

Economie

 

 

Pays autrefois à vocation essentiellement agricole, le Brésil a connu une forte croissance industrielle dans les décennies 1960 et 1970 lui permettant, dans les années 1980, de présenter une économie moderne diversifiée. Cette croissance a été accompagnée d'une très forte exploitation des ressources naturelles, en particulier du charbon et du minerai de fer.


En juillet 1994, pour lutter contre l'inflation, une nouvelle monnaie, le réal, a été mise en circulation. Contrairement au cruzado, la monnaie précédente, le réal ne s'est pas dévalué à toute vitesse et l'inflation a fortement régressé depuis son introduction.


Près du quart de la production mondiale de café provient des plantations brésiliennes des États de São Paulo, de Paraná, d'Espírito Santo et du Minas Gerais. Le Brésil est également dans les tout premiers rangs mondiaux pour la production de canne à sucre (utilisée non seulement pour la fabrication du sucre, mais aussi pour celle d'alcool destiné à faire fonctionner un parc automobiles de 2,5 millions de véhicules), de ricin, de cacao, de maïs et d'oranges. Il produit également de grandes quantités de soja, tabac, pommes de terre, coton, riz, blé, manioc et bananes. L'élevage ovin et bovin est également bien représenté dans presque tous les États.


La forêt brésilienne recèle un grand nombre de richesses naturelles telles que l'huile de tung, le caoutchouc, l'huile de carnauba, la fibre de caroa, des plantes médicinales, des huiles végétales, des résines, des bois de construction ou d'ébénisterie. Parmi ces bois, certains ont une forte valeur commerciale comme le pin du Pananá. L'exploitation forestière s'est rapidement développée au cours des années 1970 et 1980 à mesure que l'occupation humaine gagnait du terrain sur la forêt. Cette exploitation, très extensive, ne respecte guère les équilibres naturels de la forêt amazonienne. Par bien des aspects, elle s'apparente plus à une déforestation anarchique qu'à une exploitation rationnelle soucieuse de préserver l'avenir du patrimoine écologique du pays. L'Amazone fait l'objet d'une véritable ruée vers l'or depuis 1979 qui a fait du pays l'un des tout premiers producteurs aurifères du monde. Les mines de fer d'Itabira sont parmi les plus riches du monde. Depuis le début des années 1990, le Brésil produit chaque année environ 150 millions de tonnes de minerai de fer, soit 15% de la production mondiale, ce qui le place au deuxième rang des pays producteurs de ce minerai. Le Brésil est aussi le deuxième producteur mondial d'étain.


Grâce à la diversité de ses richesses minérales, le Brésil est l'un des tout premiers exportateurs de matières premières comme le quartz ou le béryllium. Il produit et commercialise également des quantités importantes de manganèse, de chrome, de zirconium, de gaz naturel, d'argent, de bauxite (5e producteur mondial) ou de mica.


L'exploitation pétrolière offshore au large de Rio de Janeiro permet désormais de couvrir 60% des besoins en hydrocarbures du pays.
Au début des années 1990, plus de 90% de l'électricité brésilienne était d'origine hydraulique. Les principales centrales hydroélectriques sont situées sur le Paraná, la rivière São Francisco et sur le Rio Grande. Le pays dispose, à Itaipu, sur le Paraná, d'une des plus importantes centrales hydroélectriques du monde.


Le Brésil a du subir une grave crise économique en 1998 et le FMI lui a accordé un prêt de 41,5 milliards de dollars en échange d'un programme de privatisations et de réduction des des dépenses budgétaires.


En janvier 1999, le Brésil met fin à la dépendance du Real avec le dollar américain, ce qui eut pour effet de stabiliser la monnaie brésilienne.


Mais la répartition des richesses reste un problème très important au Brésil, et le président Lula tente de lutter contre les disparités : seuls 50 des 184 millions d'habitants que comptaient le pays en 2002 avaient un niveau de vie comparable aux européens, alors que plus de 50 millions des brésiliens les plus pauvres souffrent de la faim.

Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 21h07
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Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 21h06
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Le Brésil                          

Géographie

 

Le relief du pays est dominé par le plateau brésilien, vaste zone de hauts plateaux, et par le bassin du fleuve Amazone. Les hauts plateaux érodés occupent la majeure partie de la moitié méridionale du Brésil. D'une altitude moyenne de 305 à 915 m, ils sont entrecoupés de chaînes montagneuses et de nombreuses vallées.


Parmi les grandes chaînes du plateau brésilien figurent notamment la Serra da Mantiqueira, la Serra do Mar ou encore la Serra Geral. Leur altitude moyenne est inférieure à 1 200 m, mais plusieurs sommets culminent à des altitudes plus élevées. C'est le cas du mont Bandeira, dans la Serra da Mantiqueira qui atteint 2 890 m ou encore le Pedra Açu à 2 232 m dans la Serra do Mar. La végétation de ces hauts plateaux est essentiellement formée de savane appelée campos.


Au nord, le bassin de l'Amazone occupe plus du tiers du pays. Dans cette zone basse le fleuve irrigue une immense plaine marécageuse recouverte de forêts vierges appelées selvas.


Au nord de l'Amazonie se trouve une autre région montagneuse qui fait partie du massif des Guyanes. De faible altitude, cette région comprend la Serra Tumucumaque qui culmine à environ 900 m d'altitude, la Serra Acaraí avec une altitude maximale d'environ 460 m et la Serra Parima qui s'élève à près de 1 500 m. C'est dans cette région, à la frontière vénézuélienne, que se trouve le Pic da Neblina, point culminant du Brésil avec 3 014 m.


Plus des deux tiers du Brésil sont drainés par les fleuves Amazone et Tocantins. Le Río de La Plata et ses affluents irriguent également un cinquième du pays et le reste par le fleuve São Francisco et de plus modestes cours d'eau. L'ensemble formé par l'Amazone et ses immenses ramifications (le Negro, le Japurá, le Putumayo, au nord, le Javari, le Purus, le Juruá, le Madeira, le Tapajós, au sud) ainsi que par le Tocantins constitue un système de navigation fluviale comparable seulement à celui formé par le Mississippi aux États-Unis. De sa source à Iquitos, au Pérou, à son embouchure sur la côte nord-est du Brésil, l'Amazone est long de 6 280 km. Il est navigable sur 3 700 km par des cargos de haute mer. En raison de son immensité, le Brésil possède des climats très divers, depuis le climat tropical au climat subtempéré.


Bien que les terres cultivées ne représentent que 62 millions d'hectares, soit moins de 7,5% de la superficie totale du pays, le Brésil est une grande puissance agricole. Grâce à la forêt amazonienne qui couvre près de 5,7 millions de km2, il dispose d'immenses ressources en bois. Il possède également de nombreuses richesses minérales parmi lesquelles le quartz, le diamant, le chrome, le charbon, le manganèse, le pétrole, le titane, l'or, la bauxite, le zinc, le mercure, le minerai de fer, le mica, l'étain ou le phosphate.

Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 21h03
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Le Brésil  

Société

 

Près de 75% de la population brésilienne est urbaine.

 

Les Blancs d'origine européenne représentent environ 55% de la population. Les principaux autres groupes ethniques sont les mulâtres d'origine européenne et noire (22%), les métis d'origine européenne et amérindienne (12%) et les Noirs (11%). Les Amérindiens ne constituent plus que 0,1 % de la population.

 

Autrefois située à Rio de Janeiro, la capitale du pays a été transférée en 1960 dans la ville nouvelle de Brasília, construite pour rééquilibrer le pays au profit de l'intérieur.

 

Gouvernement et vie politique.

 

Le Brésil est une République fédérale constitutionnelle. Elle regroupe 26 États fédérés et un district fédéral. L'actuelle Constitution fut promulguée en octobre 1988, en remplacement de celle de 1969. Chaque État fédéré possède son propre gouvernement aux pouvoirs cependant mal définis par rapport à ceux du gouvernement fédéral.

 

Le Congrès national du Brésil est composé de deux Chambres. D'une part, le Sénat avec 81 sénateurs élus pour huit ans, d'autre part la Chambre des députés avec 503 députés élus pour quatre ans. Les députés sont élus par chaque État fédéré en proportion de leur population.

 

La libéralisation du climat politique dans les années 1980 a permis l'apparition de près de 40 partis politiques. Parmi eux, on peut citer le Parti du front libéral (PFL), le Parti progressiste (PP), le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), le Parti des travailleurs (PT) de Luis Ignacio (Lula) da Silva, l’actuel président de la République, ou encore le Parti populaire socialiste (PPS, nom du parti communiste brésilien depuis 1992).

 

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Escrito por Minpaldia às 21h00
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Le Brésil  

Economie

 

Pays autrefois à vocation essentiellement agricole, le Brésil a connu une forte croissance industrielle dans les décennies 1960 et 1970 lui permettant, dans les années 1980, de présenter une économie moderne diversifiée. Cette croissance a été accompagnée d'une très forte exploitation des ressources naturelles, en particulier du charbon et du minerai de fer.

En juillet 1994, pour lutter contre l'inflation, une nouvelle monnaie, le réal, a été mise en circulation. Contrairement au cruzado, la monnaie précédente, le réal ne s'est pas dévalué à toute vitesse et l'inflation a fortement régressé depuis son introduction.

Près du quart de la production mondiale de café provient des plantations brésiliennes des États de São Paulo, de Paraná, d'Espírito Santo et du Minas Gerais. Le Brésil est également dans les tout premiers rangs mondiaux pour la production de canne à sucre (utilisée non seulement pour la fabrication du sucre, mais aussi pour celle d'alcool destiné à faire fonctionner un parc automobiles de 2,5 millions de véhicules), de ricin, de cacao, de maïs et d'oranges. Il produit également de grandes quantités de soja, tabac, pommes de terre, coton, riz, blé, manioc et bananes. L'élevage ovin et bovin est également bien représenté dans presque tous les États.

La forêt brésilienne recèle un grand nombre de richesses naturelles telles que l'huile de tung, le caoutchouc, l'huile de carnauba, la fibre de caroa, des plantes médicinales, des huiles végétales, des résines, des bois de construction ou d'ébénisterie. Parmi ces bois, certains ont une forte valeur commerciale comme le pin du Pananá. L'exploitation forestière s'est rapidement développée au cours des années 1970 et 1980 à mesure que l'occupation humaine gagnait du terrain sur la forêt. Cette exploitation, très extensive, ne respecte guère les équilibres naturels de la forêt amazonienne. Par bien des aspects, elle s'apparente plus à une déforestation anarchique qu'à une exploitation rationnelle soucieuse de préserver l'avenir du patrimoine écologique du pays. L'Amazone fait l'objet d'une véritable ruée vers l'or depuis 1979 qui a fait du pays l'un des tout premiers producteurs aurifères du monde. Les mines de fer d'Itabira sont parmi les plus riches du monde. Depuis le début des années 1990, le Brésil produit chaque année environ 150 millions de tonnes de minerai de fer, soit 15% de la production mondiale, ce qui le place au deuxième rang des pays producteurs de ce minerai. Le Brésil est aussi le deuxième producteur mondial d'étain.

Grâce à la diversité de ses richesses minérales, le Brésil est l'un des tout premiers exportateurs de matières premières comme le quartz ou le béryllium. Il produit et commercialise également des quantités importantes de manganèse, de chrome, de zirconium, de gaz naturel, d'argent, de bauxite (5e producteur mondial) ou de mica.

L'exploitation pétrolière offshore au large de Rio de Janeiro permet désormais de couvrir 60% des besoins en hydrocarbures du pays.

Au début des années 1990, plus de 90% de l'électricité brésilienne était d'origine hydraulique. Les principales centrales hydroélectriques sont situées sur le Paraná, la rivière São Francisco et sur le Rio Grande. Le pays dispose, à Itaipu, sur le Paraná, d'une des plus importantes centrales hydroélectriques du monde.

Le Brésil a du subir une grave crise économique en 1998 et le FMI lui a accordé un prêt de 41,5 milliards de dollars en échange d'un programme de privatisations et de réduction des des dépenses budgétaires.

En janvier 1999, le Brésil met fin à la dépendance du Real avec le dollar américain, ce qui eut pour effet de stabiliser la monnaie brésilienne.

Mais la répartition des richesses reste un problème très important au Brésil, et le président Lula tente de lutter contre les disparités : seuls 50 des 184 millions d'habitants que comptaient le pays en 2002 avaient un niveau de vie comparable aux européens, alors que plus de 50 millions des brésiliens les plus pauvres souffrent de la faim.

Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 20h59
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Le Brésil  

Données démolinguistiques II

 

Il est à peu près impossible de décrire le physique d’un «Brésilien typique», étant donné qu’il peut avoir la peau couleur olive et les cheveux noirs frisés, la peau d'un brun foncé et les cheveux roux, les cheveux blonds et les yeux bleus, etc. C’est pourquoi au Brésil le mot pardo («gris») est retenu administrativement pour désigner l'ensemble des Métis et se rapporte à la couleur de la majorité de la population, c’est-à-dire le mixage qui résulte des 3 «races originelles» (indienne, noire et blanche); le même terme écarte des classifications officielles tous les autres mots qui réfèrent au mélange de races, que ce soit Mulato, Mameluco ou Caboclo et Cafuso.

Lors du recensement de 1990, l'IBGE - Institut brésilien de géographie et de statistique - avait relevé plus de 100 nuances de traits physiologiques dont les individus interrogés s'attribuaient les caractères, avec pour souci de s'éloigner autant que possible de la couleur noire.
 
Pour simplifier un peu le portrait de la répartition ethnique de la population, les Noirs et les Métis vivent généralement dans les vieilles zones de plantations où l'esclavage avait concentré les Africains: les régions du Nordeste (notamment à Pernambuco et à Bahia), d’une partie du Sudeste, surtout à Rio de Janeiro, les États de Minas Gerais et de Sao Paulo. À l’opposé, dans les États du Sud où l'activité dominante de l'élevage exigeait très peu de main-d'oeuvre, il n'y a très peu de Noirs: le Rio Grande do Sul, Parana, Santa Catarina, etc. On y trouve des populations blanches et métisses.

Bien que la plupart des Brésiliens soient de descendance portugaise ou africaine, voire les deux, on peut noter plusieurs autres courants importants d'immigration qui ont contribué à constituer la population. On compte des communautés italiennes, libanaises, allemandes, hongroises, polonaises, russes, irlandaises, écossaises, hollandaises, japonaises, etc.

Malheureusement, les stéréotypes raciaux sont monnaie courante au Brésil et un ordre hiérarchique entre les couleurs de la peau semble établi entre Blancs, Métis et Noirs. Les Noirs sont considérés comme «inférieurs» aux Métis, et les Blancs sont perçus comme «supérieurs»; entre les deux, toute la gamme infinie de la palette des couleurs. Si pratiquement tous les Blancs sont alphabétisés, il n’en est pas ainsi pour les Métis (15 % à 31 % d’analphabètes) et les Noirs (45 % d’analphabètes); présentement, quelque 12 % des Blancs entrent à l'université contre à peine 1 % pour les Noirs. La discrimination raciale n'est certes pas toujours formellement démontrée, mais les inégalités raciales subsistent. Il semble que l'enseignement reproduirait un «modèle raciste de société», particulièrement aux dépens des Afro-Brésiliens.
 
Au plan officiel, il n'existe pas de racisme au Brésil, et cette pratique est rigoureusement interdite. La Constitution interdit et condamne la discrimination raciale sous toutes ses formes.

Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 20h53
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Le Brésil  

Les populations amérindiennes

 

Les termes officiellement utilisés au Brésil pour désigner les autochtones du pays sont les suivants: Indio ou Indios (indien ou indiens), indígena ou indígenas (indigène ou indigènes), comunidades indígenas (communautés indigènes) ou comunidade indígena (communauté indigène), parfois grupo tribal (groupe tribal) et très rarement nativos («natifs»).

 

Le terme le plus fréquent, celui qu’on peut lire le plus souvent dans les textes de loi, est sans nul doute Indio et Indios. Quant aux mots aborígenes, autóctones et ameríndios, ils existent dans la langue portugaise, mais pour désigner généralement les aborigènes, les autochtones ou les Amérindiens des «autres» pays.

 

On préférera au Brésil employer les expressions «língua nativa», «língua indígena» ou «línguas dos nativos». On sait évidemment que le mot indien résulte d'une erreur historique de la part des premiers explorateurs européens (Christophe Colomb) qui se croyaient aux Indes.

 

Les autochtones s'identifient eux-mêmes par leur nom de peuple: Karajás, Suyá, Kamayurá, Bororó, Xavantes, Xingus etc. Bien souvent, s'ils veulent être reconnus et différenciés des civilizados, les autochtones n’ont d’autre alternative que de s’appeler eux-mêmes indios ou indígenas.

Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 20h53
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Le Brésil  

La distribution des populations amérindiennes

 

La population indigène du Brésil atteint officiellement le nombre de 352 652 individus. Ce nombre devrait être supérieur, car il tend à s'accroître en raison du taux de natalité plus élevé que celui de la moyenne nationale. Ils ne constituent que 0,2 % de la population brésilienne. Environ 60 % des autochtones brésiliens vivent dans la région dénommée l’«Amazonie légale», mais on constate la présence de groupes indigènes dans presque tous les États de la fédération, à l'exception de ceux de Rio Grande do Norte, Piaui et du District fédéral.

Les «réserves indigènes» s'étendent au Brésil sur 946 452 km2, ce qui correspond à environ 11,2 % du territoire national.

La majorité des autochtones vit dans le Nord (165 457). Quelque 62 730 d’entre eux sont concentrés dans le Centre-Ouest, près de 60 000 dans le Nordeste (Nord-Est), 28 000 dans le Sud et près de 10 000 dans le Sud-Est (Sudeste).

Les principaux groupes indigènes brésiliens peuvent être classés ainsi, en fonction de leur importance démographique: Tikuna, Tukano, Macuxi, Yanomami, Guajajara, Terena, Pankaruru, Kayapó, Kaingang, Guarani, Xavante, Xerente, Nambikwara, Munduruku, Mura et Sateré-Maué.

 

Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 20h52
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Le Brésil  

Le tableau de la distribution des populations amérindiennes

 

Le tableau ci-dessous (d'après des données de février 1995 élaborées par le CEDOC/FUNAI) illustre la répartition des groupes indigènes dans les différents États de la fédération et leur effectif.

 

État

Population autochtone

Amazonas
Mato Grosso do Sul
Roraima
Pernambuco
Mato Grosso
Pará
Maranhão
Rio Grande do Sul
Bahia
Paraná
Paraíba
Santa Catarina
Tocantins
Minas Gerais
Acre
Rondônia
Amapá
Alagoas
Ceará
São Paulo
Espírito Santo
Rio de Janeiro
Sergipe
Goiás

89 529
42 259
37 025
19 950
17 329
15 715
14 271
13 354
  8 561
  7 921
  6 902
  6 667
  6 360
  6 200
  6 610
  5 573
  5 095
  4 917
  4 650
  1 774
  1 347
      271
      230
      142

TOTAL

325 652


Categoria: Brésil
Escrito por Minpaldia às 20h51
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Le Brésil  

Les langues amérindiennes

 

Cette population est répartie en quelque 215 ethnies parlant environ 170 langues différentes.

Du point de vue linguistique, on distingue deux catégories de familles de langues: d’une part, la famille tupi-guarani, d’autre part, les familles aruak, arawak, caraïbe (karibe), tukano et yanomami; il existe aussi de nombreuses autres langues dont l'appartenance n'a pas été définie. La plupart des quelque 170 langues sont en voie d’extinction. En effet, la très grande majorité d’entre compte moins de 1000 locuteurs, sinon quelques centaines, voire quelques dizaines de locuteurs.

Les seules langues parlées par plus de 5000 locuteurs sont les suivantes:

famille tupi-guarani : chiripá (4900 locuteurs); guajajára (10 000 locuteurs); guaraní (5000 locuteurs), kaiwá (15 000 locuteurs),

famille macro-ge: kaingáng (18 000 locuteurs), tapacua (8000 locuteurs),

famille arawak: terêna (15 000 locuteurs),

famille yanomam: yanomámi (9000 locuteurs),

langue isolée: ticuna (12 000 locuteurs).

C’est vraiment très peu sur un total d’environ 170 langues. Il ne restera bientôt qu'un nombre infime de ces langues. On estime qu'à l'heure actuelle 133 langues amérindiennes du Brésil sont sur la voie de l'extinction.

Le nombre des autochtones s’élevait à plus de cinq millions avant l’arrivée des Européens. Ils sont tombés à quelque 150 000 au cours des années cinquante pour remonter aujourd’hui à 326 000.

Non autonomes, les indigènes dépendent entièrement de l'État pour leur subsistance; acculturés et soumis au bilinguisme, ils vivent dispersés, séparés les uns des autres et conservent leur statut d'indigènes entretenus. Considérés par beaucoup de Brésiliens comme des «vagabonds», des «paresseux», des «incapables de travailler», les autochtones servent tout juste d'attraction pour les touristes en mal de curiosités.

Il est évident que le développement économique du pays, le progrès et l'unité nationale l'emportent sur la survie de ces «sauvages» dont beaucoup n'attendent plus que la liquidation. Heureusement, le gouvernement a reconnu dans la Constitution les droits des populations autochtones.

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